Des nouvelles des camarades de Paris 1

Le centre PMF de l'université Paris 1, 90 rue de Tolbiac dans le 13ème arrondissement

Jeudi 1er avril, 6 militants de la Bibliothèque Alternative de Tolbiac et des syndicats SudE, Fse et Cnt d’université Paris 1 étaient convoqués au commissariat du 14ème. Ce n’est qu’une fois dedans qu’ils apprennent qu’ils vont être maintenus en garde à vue, dans le cadre d’une enquête suite à une plainte déposée par la présidence de l’université pour séquestration et menaces de mort. Après plus de 10h de garde à vue, ils sont relâchés autour de 18h30. Un rassemblement de soutien d’une 50aine de personnes les attendaient dehors. (Les soutiens ont rédigé un texte qu’ils ont diffusé dans l’après-midi.) Les étudiants de Paris 1 ont organisé une AG le lendemain, vendredi 2 avril, à laquelle ont participé une 60aine de personnes, et ont appelé à une nouvelle AG jeudi prochain, le 8 avril à midi. Le texte qui suit est le tract du comité de mobilisation. Le collectif de soutien a rédigé une pétition, que vous pouvez signer ici : La Pétition.

LA PRÉSIDENCE DE L’UNIVERSITÉ ENFERME !

Jeudi 1e avril 2010, six étudiants, militants syndicaux et associatifs, ont été convoqués dans le cadre d’une enquête, induite de plusieurs plaintes déposées par la direction du centre PMF-Tolbiac, ainsi que par la présidence de l’université Paris1 Panthéon-Sorbonne. Ils ont passé la journée en garde à vue, pour « séquestration ».

Ces accusations s’inscrivent dans une stratégie de répression qui vise à étouffer, en collaboration avec la police, toute initiative critique, syndicale et politique, au sein de l’université. Depuis le début de l’année, l’attribution de salles ou d’amphithéâtres afin d’organiser débats ou projections est soumise à une politique restrictive qui musèle toute activité. La distribution des locaux syndicaux et associatifs est remise en question, entre autre, dans le cadre d’une redistribution selon la prétendue « représentativité » des diverses organisations. Le droit d’affichage est restreint à des espaces invisibles et est limité à certaines organisations – des plus assagies. Dans le cadre de la LRU et de l’ouverture des universités aux fonds privés, il s’agit clairement de nettoyer Tolbiac pour mieux la vendre. A ces fins, un règlement est en train d’être rédigé, sans jamais impliquer les étudiant-e-s.

Encore des normes, toujours plus de pressions : forcément moins de libertés. En réponse au travail de sape de l’administration, une quarantaine d’étudiant-e-s ont décidé d’agir en délégation collective directement dans le bureau de la direction du centre : l’objectif était d’obtenir un simple RDV avec la présidence. Jamais il n’y a eu de séquestration : la porte du bureau est toujours restée ouverte, toutes les personnes présentes était libres de leurs mouvements, la direction n’a jamais demandé à sortir, disposait et usait de son téléphone… Il n’y a eu aucune violence.

L’action syndicale et collective a toujours utilisé ces moyens d’action pour obtenir des réponses à ses revendications. L’action n’étant pas illégale, il a bien fallu trouver un chef d’inculpation… En passant par la voie pénale pour réprimer, l’administration, loin de nous faire taire, ouvre la voie. C’est parce que la riposte a été collective et immédiate que des tables d’informations ont pu se tenir le jour même des gardes à vue, et qu’ une Assemblée Générale en amphi K a eu lieu dès le lendemain, vendredi 2 avril. En assemblée générale, les étudiant-e-s réuni-e-s ont débattu sur la nécessité d’une lutte à mener localement contre cette politique répressive.

RETRAIT DE TOUTES LES PLAINTES !

LIBERTE D’AFFICHAGE ET DE REUNION !

RETRAIT IMMEDIAT DU PROJET DE REGLEMENT INTERIEUR !


Le comité de mobilisation.

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