Nanterre – la répression continue…

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Entretien avec Pala (Lycée Joliot Curie) et Hayette (Université de Nanterre) sur le mouvement, la répression et les procès à venir

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Solidarité contre la répression du mouvement lycéen


La lutte des lycéens de Nanterre contre la réforme des retraites a subi une répression particulièrement féroce. Les déploiements policiers massifs ont provoqué des affrontements prévisibles durant quatre jours. Ils sont le résultat des provocations policières à l’encontre du blocage de Joliot organisé par les lycéens mobilisés.

Le chef d’établissement a soutenu la présence et la violence des forces de l’ordre.  La direction du Lycée général et technologique de Nanterre cautionne et collabore avec les services de police et la justice pour sanctionner triplement les élèves engagés dans la mobilisation. Plus d’une cinquantaine de perquisitions et  environ 90 gardes à vues de jeunes de 12 à 23 ans. Des peines lourdes sont déjà tombées sur ceux qui ont été déférés et jugés en comparution immédiate  (2 mois de prison ferme, 9000 € d’amendes, et de nombreuses peines de sursis).

Le rôle de la direction ne s’arrête pas là, elle sanctionne scolairement les élèves mobilisés (3 à 8 jours d’exclusions). Elle implique aussi les profs dans sa stratégie pour qu’ils rédigent des bulletins d’absences, plusieurs semaines après les révoltes, afin de les transmettre aux inspecteurs de police – ce qui est illégal.

Cette volonté de sanctionner systématiquement les militants s’inscrit dans des politiques locales et nationales d’isolement et de division des opprimés.

« Quand vous explosez à bon droit, sous le poid des injustices qui vous accablent, il se servent de la presse pour vous présenter comme des vandales.» Malcolm X.

Le mouvement lycéen à Nanterre a fait la une des médias pendant 4 jours dans la catégorie « guérilla urbaine » sans que jamais ne soit expliqué l’élément déclencheur des violences : le déblocage d’un lycée mobilisé par les forces de police. Dans la plupart des reportages les évènements qui se déroulaient à Nanterre étaient traités de manière différente par rapport au reste de la mobilisation lycéenne, souvent en niant le contexte de lutte dans lequel ils s’inscrivaient. Au contraire, on a une nouvelle fois assisté à la construction d’un ennemi, le « casseurs de banlieue »  souvent « immigré » qui ne serait bon qu’à « vandaliser ».

Ce discours, repris par les organisations politiques et syndicales traditionnelles locales et nationales, évacue les revendications spécifiques des jeunes des cités.

S’il y a révolte c’est qu’il y a oppression !

Il y a révolte parce qu’il y a injustice et oppression, et il y a répression parce qu’il y a révolte. Nous devons comme nos ennemis, qui eux sont organisés, être solidaire les uns envers les autres et nous unir pour lutter

contre la répression et défendre nos intérêts.

En tant que jeunes étudiants, habitants et salariés à Nanterre, nous appelons à nous regrouper dans un collectif contre la répression. Dans le but de soutenir les jeunes inculpés et de mener des actions ensemble – lycéens, étudiants, parents, travailleurs – pour  résister face à ces injustices.

Ils divisent pour mieux régner.

La solidarité est une arme

Servons-nous en !

Pour contacter le collectif contre la répression:

nanterrerepression@hotmail.fr


front-uni


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